Manuel Valls en Corse : Qui sont les prisonniers politiques ?

Manuel Valls en Corse : Les nationalistes réclament une loi d’amnistie concernant ces prisonniers, ainsi qu’un transfèrement vers des prisons corses pour ceux qui resteraient incarcérés.

Manuel Valls en Corse : Qui sont les prisonniers politiques ?
Manuel Valls en Corse : Qui sont les prisonniers politiques ?

Manuel Valls en Corse : En visite en Corse pour la première fois depuis qu’il est à Matignon, Manuel Valls a fait plusieurs annonces. Création d’une agrégation en Corse, la mise en place d’une chambre des territoires à Bastia. Mais est resté ferme sur les points sensibles. Notamment celui des prisonniers politiques, selon la terminologie des nationalistes, une question récurrente sur l’île de Beauté.

Qui sont les prisonniers politiques de la corses ?

Depuis la victoire des nationalistes Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni aux régionales fin 2015, le sort de ceux que ces derniers appellent prisonniers politiques corses est un enjeu de taille dans le dialogue avec le gouvernement.

Au nombre d’une vingtaine, d’après les nationalistes, il s’agit de détenus corses condamnés pour des faits de terrorisme. Dont les membres du commando qui a tué le préfet Claude Erignac qui continuent de purger leur peine de prison. Dont le plus célèbre d’entre eux, Yvan Colonna (dont Gilles Simeoni a été l’avocat).

De son côté, l’Etat français refuse traditionnellement cette terminologie. « Il n’y a pas de prisonniers politiques », a estimé le Premier ministre Manuel Valls en décembre.

Que réclament les nationalistes ?

Le sort de ces prisonniers faisait partie des revendications inscrites dans le programme des nationalistes. Ils réclament une loi d’amnistie les concernant, ainsi qu’un transfèrement vers des prisons corses pour ceux qui resteraient incarcérés.

Le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, et le président de l’Assemblée locale, Jean-Guy Talamoni, ont déjà interpellé le gouvernement à ce sujet à plusieurs reprises, notamment lors d’une première rencontre avec Manuel Valls, à Matignon, en janvier, et une autre avec le ministre des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet, en mai dernier.

Gilles Simeoni s’est à nouveau adressé au Premier ministre la semaine dernière sur la question des « prisonniers politiques » corses qui se voient, selon lui, infliger un « régime particulier en détention ».

(tempsreel.nouvelobs.com)